S’engager dans la filière du commerce équitable, suppose de choisir de travailler avec des populations vulnérables et marginalisées, vivant dans un état de grande précarité ou d’exclusion.
Alors que le commerce éthique veille au respect du cahier des charges de l’OIT(Organisation Internationale du Travail) le commerce équitable (Nord/Sud ou Nord/Nord) œuvre en faveur d’une économie plus solidaire, durable, respectueuse de l’humain et de l’environnement, qui valorise le dialogue social, les richesses culturelles et le rapprochement entre les peuples. Les projets se construisent progressivement. La mise en place des partenariats est souvent longue (les populations sont généralement éloignées des grands centres urbains et disposent de peu de moyens, d’infrastructures minimales voire inexistantes...), et coûteuse (déplacements préliminaires nombreux, préfinancement des commandes, prime au développement...). Le commerce équitable s’inscrit donc dans la durée : la pérennisation de la relation commerciale est fondamentale car d’elle dépend la concrétisation des projets de développement. Elle s’appuie sur une confiance réciproque. Les producteurs, les artisans et les travailleurs ne sont plus les maillons anonymes et invisibles d’une vaste chaîne mais de véritables partenaires.
Il s’agit majoritairement de paysans organisés (ex : producteurs de cacao), d’ouvriers agricoles (ex : plantation de thés), d’éleveurs (ex : alpaga), d’ouvriers/employés (ex : usines de confection), d’artisans (ex : potiers, sculpteurs, couturières...), de personnes handicapées ou atteintes du sida, d’intouchables, de familles monoparentales, de veuves. Les producteurs d’artisanat et les femmes sont globalement les plus marginalisés. Ils ne peuvent vendre leurs produits sur les marchés occidentaux envahis par de l’artisanat sans valeur, et es débouchés locaux sont peu nombreux car la concurrence induite par le tourisme « de masse » ne leur permet plus d’avoir un revenu décent : les produits sont bradés, au détriment de leur qualité et de leur valeur culturelle. Dans les pays du Nord, les partenaires de projets équitables sont souvent des agriculteurs, viticulteurs, apiculteurs, créateurs, hommes et des femmes travaillant dans les CAT ou dans de petites usines de confection...



