Garanties

Dans une société où la publicité règne et manipule, où les médias ne jouent guère leur rôle de contre-pouvoir, les citoyens/consommateurs peuvent légitimement s’interroger sur les motivations ou les engagements des acteurs du commerce équitable. En l’absence de norme ou de label émanant d’un organisme de certification indépendant, agréé par l’Etat, plusieurs systèmes privés de garantie co-existent.


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 Généralités

Les scandales à répétition (alimentaires, sociaux, sanitaires, écologiques…) survenus au cours de ces dernières décennies ont favorisé l’émergence d’un consommateur méfiant. Cette attitude devrait logiquement conduire à une certaine défiance à l’égard d’entreprises socialement et/ou écologiquement irresponsables. Or, même si les enquêtes menées depuis plusieurs années permettent d’affirmer qu’un nombre croissant de consommateurs préfère dépenser plus avec la certitude absolue que le produit acheté est conforme aux principes annoncés, la grande majorité des achats, en particulier alimentaires, sont effectués dans la grande distribution, championne de l’opacité et du manque d’équité. Il existe donc un décalage important entre la volonté d’agir et l’action réelle. De plus en plus de parents privilégient néanmoins des produits biologiques pour leurs bébés et leurs enfants. De plus en plus de consommateurs se penchent sur la composition des ingrédients des produits qu’ils achètent (alimentation, cosmétiques, produits d’entretien…) et s’interrogent sur leurs conditions générales de production et de fabrication.

Inutile lorsque l’on connaît directement le producteur, le besoin de garantie va de pair avec la méfiance, et plus la distance séparant le consommateur du producteur est importante, plus il est fort. Une personne effectuant ses achats en GMS a donc logiquement davantage besoin d’être rassurée qu’une personne effectuant ses achats dans une petite boutique spécialisée où le gérant est généralement en mesure de lui fournir des informations sur les conditions de production et de fabrication des produits qu’il distribue.

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 La grande distribution

La distribution de produits équitables dans la grande distribution est source de nombreux débats.

— Le pour : faire évoluer les comportements des consommateurs et de la grande distribution.

Plus de 90% des français effectuent leurs achats alimentaires en GMS (grandes et moyennes surfaces). Il est donc essentiel pour favoriser le développement du commerce équitable sur le territoire (notoriété et vente de produits) et changer les mentalités, de pénétrer la GMS : compte tenu du maillage du réseau de la GMS, c’est le seul moyen pour les acteurs du commerce équitable dans le secteur de l’alimentation, de réaliser des volumes de ventes importants, et donc d’amorcer un engrenage positif dynamique et prometteur pour les producteurs des pays du sud : seuls des volumes importants permettront de faire baisser les prix « distributeurs » et donc de toucher les consommateurs disposant de petits budgets ou ceux pour qui seul le prix compte ...

— Le contre : l’équité ne concerne pas uniquement les produits mais aussi les filières

Il est difficile d’allier équité commerciale et grande distribution car il est illusoire de penser pouvoir modifier ses agissements, quand seule la maximalisation des profits est son moteur. En offrant aux consommateurs des produits issus du commerce équitable, la grande distribution ne fait qu’élargir son offre (c’est l’un des ses objectifs) tout en s’octroyant une communication élogieuse à faible coût : la « perte » induite par la vente de produits équitables (pas de marges arrières, pub à ses frais…) est largement compensée par le gain en terme d’image – les produits équitables ne représentant qu’une goutte d’eau dans l’océan des bénéfices de la grande distribution. D’autre part, pour pouvoir vendre en GMS (Grandes et Moyennes Surfaces), il faut être en mesure de proposer des gros volumes, ce qui est rarement le cas des petits producteurs marginalisés. L’ambition du commerce équitable n’est pas d’être un commerce « de niche » mais une véritable force de proposition, capable d’infléchir le cours actuel du commerce mondial, local et international.

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 Les certifications

- La certification FLO/Max Havelaar : une certification « produits »

FLO, créée en 1997, regroupe 20 associations nationales et se charge de la certification. FLO Standards définit le cahier des charges, FLO-Cert contrôle son application chaque année (paiement des producteurs, prix minimum garanti, versement de la prime au développement, organisation des producteurs en coopératives, fonctionnement démocratique, représentation syndicale, respect des règles de l’OIT, respect de l’environnement...) .La certification concerne essentiellement les produits agricoles (thé, café, cacao, banane, sucre, coton, quinoa, jus de fruit, mangue... ) et engage tous les maillons de la chaîne : coopératives de producteurs et plantations, industriels et importateurs. Tous souscrivent par contrat aux standards internationaux du commerce équitable et versent une redevance annuelle pour financer la certification. Un fond de certification a été mis en place pour permettre à de petites organisations de payer la redevance (250€). La labellisation ne s’applique pas aux produits artisanaux car ils sont très peu standardisés

Pour en savoir plus : www.maxhavelaarfrance.org

- Ecocert ESR (Equitable, Solidaire, Responsable)
Ecocert International est un organisme de contrôle et de certification de l’agriculture biologique, accrédité ISO 65. Son activité se développe dans plus de 80 pays. La certification "ESR", récente, évalue l’ensemble des activités de production et de transformation dans les pays du Sud, selon des critères équitables.

Pour en savoir plus

- Bio Equitable <
L’association Bio Equitable réunit des entreprises soucieuses depuis leur origine de produire selon des critères de développement durable. La production doit répondre aux critères AB. Les activités de production et de première transformation dans les pays d’origine sont contrôlés sur la base de critères d’équité.

Pour en savoir plus

- La certification « organisation » du commerce équitable

Elle permet de reconnaître des structures dont l’activité principale est le commerce équitable et de garantir à travers elles, des produits artisanaux.

IFAT

Pour en savoir plus : www.ifat.org

- Sans être du tout "une garantie", certains organisations de représentation constituent une gage de crédibilité.

— LA PFCE Le logo de la PlateForme du Commerce Equitable atteste de l’appartenance au collectif après une évaluation de l’activité, composée de 170 critères. Actuellement, 36 acteurs du commerce équitable sont membres de la PFCE. [Pour en savoir plus-

Alter Eco
Alter Mundi
Althéane
Artisal
Artisanat-Sel
Artisans du Soleil
Aspal
Ayllu
Biocoop
Boutic Ethic
CCFD
Chrétiens en monde rural
Croq’Nature
Echoppe
Equiterre
Ethiquable
Ethnic.org
Ethos
Fédération Artisans du Monde
Forest People
Guayapi Tropical
Handicap International
Ideo
Ingénieurs sans frontières
La compagnie du commerce équitable
La route des sens
Comptoirs du Cap
La ligue de l’enseignement
Lilah distribution
Max Havelaar France
Peau Ethique
Signaléthique
Sira Kura
Solidar’Monde
TDS
Yamana

ARTISANS DU MONDE Membre de la PFCE et de l’IFAT, 100% des produits proviennent de la filière du commerce équitable

Pour en savoir plus : www.artisansdumonde.fr

SOLIDAR’MONDE

Membre de l’IFAT, SOLIDAR’MONDE possède la garantie FTO et est membre de EFTA

Pour en savoir plus : www.solidarmonde.fr

MINGA

Réseau engagé sur des valeurs solidaires fortes, MINGA regroupe près d’une centaine de structures sur le territoire français et oeuvre pour une équité commerciale sur l’ensemble de la filière, au Nord comme au Sud

Pour en savoir plus : www.minga.net

LABEL STEP

Le réseau " STEP " attribue le label de commerce équitable " STEP " aux entreprises qui s’engagent à respecter les critères suivants lors de l’achat de tapis

Pour en savoir plus : www.label-step.org

ATES

Réseau regroupant 20 acteurs du tourisme équitable et solidaire. La PFCE est membre de l’ATES Pour en savoir plus : www.unat.asso.fr

DéPart

Créé en 2001 au sein du CADR, le réseau départ a pour vocation de promouvoir d’autres voyages, et sensibiliser les jeunes et le grand public au tourisme équitable et solidaire.

Pour en savoir plus : http://cadr.free.fr/projets_details.php ?id=14

A noter qu’il existe de très nombreuses petites structures travaillant selon les critères du commerce équitable, mais qui ne sont membres d’aucun réseau. La transparence reste au cœur de leur activité et les responsables sont généralement très heureux de parler de leur activité et de leurs partenaires.

Pour y voir plus clair, le réseau écoconso a édité ce petit manuel

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Logos, labels, pictogrammes, comment s’y retrouver ?

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